Visite de l’exposition de sculpture hyperréaliste à la Boverie

Petit voyage en train jusqu’à la belle gare des Guillemins pour aller visiter l’étonnante exposition dédiée aux sculptures hyper réalistes.

Nous étions cinq dans le train , nous avons rejoint Mireille et Willy qui nous attendaient sur le perron du musėe de La Boverie.

Curieuses matières, techniques remarquables, sculptures admirables, dérangeantes, émouvantes, choquantes , naturelles, blanches , colorées, nues, habillées, en totalité ou en morceaux, nul ne peut rester insensible. On aime ou pas, mais on est obligé de réagir.

Grand-mère tenant un bébé
Sam Jinks (Australie), Woman and child, 2010

Nous avons été plusieurs à nous émouvoir devant la femme au bébé, étions tous d’accord pour trouver le nouveau-né trop grand; Margareth admirait particulièrement l’expression des pieds, Michèle était interpellée par les techniques et Willy était agréablement surpris de rencontrer de nombreux groupes d’enfants visitant l’exposition en compagnie de guides attentifs aux réactions des bambins.

Nous avons terminé cet après-midi par une petite consommation à la cafétéria du musée et après un passage par la librairie, nous avons repris le chemin de la gare avec un peu plus de culture à notre actif!

Pour avoir plus d’information sur cette exposition, cliquez ici.

Comme son nom l’indique, la sculpture hyperréaliste cherche à
imiter les formes, les contours et les textures du corps humain
afin d’en offrir une illusion parfaite. Grâce à la précision technique
mise au service de la reproduction fidèle du moindre détail, nous
avons le sentiment de nous trouver en présence d’une réplique
exacte de la réalité.
En sculpture, l’hyperréalisme voit le jour dans les années i960
en réaction à l’esthétique dominante de l’art abstrait, à l’instar du
Pop Art et du photoréalisme. Aux États-Unis, où le mouvement
est apparu en premier, des artistes tels que Duane Hanson, John
DeAndrea et George Segal se tournent vers une représentation
réaliste du corps, une voie considérée depuis longtemps comme
désuète et dépassée. En utilisant des techniques traditionnelles
telles que le modelage, le moulage et l’application polychrome de
peinture à la surface de leurs sculptures, ces pionniers vont créer
une imagerie humaine saisissante de vérisme. Les générations suivantes
d’artistes vont poursuivre dans cette voie, tout en développant
leur propre langage.
Cette exposition présente le vaste champ des possibles exploré
par les hyperrealistes. Chacune de ses six sections s’articule autour
d’un concept formel fournissant les clés de compréhension nécessaires
pour appréhender individuellement chaque oeuvre. La sélection
des oeuvres offre pour la première fois un aperçu condensé du
mouvement hyperréaliste et révèle à quel point la représentation de
l’humain a toujours été sujette à évolution. Les origines variées des
artistes présentés (des États-Unis à l’Australie, en passant par l’Italie,
l’Espagne, la Belgique et la Grande-Bretagne) soulignent bien
le caractère international du mouvement, dont les ramifications
perdurent à travers le monde jusqu’à aujourd’hui. (introduction du guide du visiteur)

Author: Huguette Thomé

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